L'efficacité de la trière

1. Une charge pour la cité :

             La trière a besoin d’un commandement supérieur pour l’intégrer dans un vaste plan maritime destiné à vaincre l’ennemi. C’est pour cela qu’elle est un formidable outil, elle n’en reste pas moins une charge pour la cité car il faut veiller à son entretien, ainsi qu’au paiement de ses rameurs.

                      a. L'entretien et les salaires :

             Le coût d'une trière est très élevé tant à la fabrication qu'à l'entretien. En effet, si c'est un navire batti pour la vitesse et la manoeuvrabilité, il n'en est pas moins fragile et en proie à de nombreuses faiblesses. La trière se retourne facilement en cas de mauvais temps ou de mer démontée car elle possède une faible ligne de flotaison. Elle ne peut non plus rester en mer toute une nuit car il n'y a pas de place pour coucher l'équipage. Il en va de même pour la distance, celle-ci est en effet incapable de réaliser de long voyage car elle ne peut emporter ni vivre ni eau potable, toute la "cale" étant occupée par les rameurs. D'autre part c'est un navire fragile qui a besoin d'un radoub fréquent, d'au moins une fois par an. Cette opération est liée au fait que fréquemment mis à sec les bordages de la trière, autrement dit le revêtement assurant l'étanchéité, jouent continuellement. Malgré tout la trière n'en reste pas moins un remarquable navire pour les opérations navales.

            Les rameurs sont bien entendu payés, puisqu'il s'agit de citoyens pour la plupart ou de métèques. Cependant il n'est pas attesté, pendant les guerres médiques, que ceux-ci est reçu quelconque dédommagement puisqu'ils défendent la cité contre un péril mettant en cause leur eleutheria, c'est-à-dire leur liberté. En revanche, pendant la guerre du Péloponnèse qui opposa Sparte à Athènes, il est attesté que les rameurs athéniens touchaient deux oboles par jour et les rameurs lacédémoniens, c'est-à-dire spartiates, trois oboles.

            Ainsi, la triérarchie est donc primordiale pour le navire. Les textes nous apprennent que l'approvisionnement et l'entretien d'une seule trière revient environ à un talent minimum par an. Le talent pèse 26,160 kg d'argent. En comparaison un ouvrier qualifié gagnait une drachme, 6 oboles, par jour c'est-à-dire 1,5914 kg d'argent par an. La triérarchie libère ainsi la cité d'une charge financière très lourde en exemple elle permettait à Athènes d'économiser plus de 68 000 oboles par jour, sans compter le salaire du reste de l'équipage. La cité économise environ 200 talents rien que pour l'entretien d'une flotte de 200 trières, soit 5,232 tonnes d'argent. En échange le triérarque assure le commandement du navire.

 

                      b. Les stratèges et la boulè : chef des opérations :

             Cependant si les 200 triérarque à Athènes ont le commandement effectif de chacune des 200 trières, la cité ne se dégage pas de la direction des opérations. D'une part, il y a le rôle fondamental des stratèges, c'est-à-dire les généraux. Ce sont à eux que reviennent toutes l'organisation de l'armée navale mais aussi de la phalange. Ce sont 10 magistrats militaire, un par tribus athéniennes qui sont élus tous les ans. A noter qu'ils sont rééligibles à vie. Chacun commande le contingent militaire fournis par sa tribu. Et enfin, ils prennent de façon colélgiale les décisions stratégiques concernant la guerre, l'avenir de la cité. Si tous les stratèges sont égaux entre eux, il y en a toujours qui sort du lot et qui impose ses vues aux autres notamment Périclès qui fut stratège plus de 15 ans à Athènes.

             D'autre part la boulè ou autrement dit le conseil des 500, donne l'ordre d'embarquement. Les membres de la boulè sont tirés au sort tous les ans à raison de 50 par tribu. L'assemblée des citoyens conserve en dernier ressort le commandement sur les opérations et ce commandement civil reste primordial concernant les choix politiques puisqu'il n'y a pas de militaire de carrière mais chaque citoyen disposant de pouvoir politique doit défendre sa cité.

2. La Seconde Guerre Médique :

             Loin de faire ici un développement complet, la deuxième guerre médique et particulièrement la bataille de Salamine va être abordé pour illustrer l'efficacité de la trière. La seconde guerre médique est une opération lancée en 480 avant Jésus-Christ par le roi Xerxès qui veut venger l'affront qu'à subit son père, 10 ans plus tôt, dans la pleine de Marathon. Dans ce but, il réunit la plus grande armée possible, on estime à 1 anla préparation de cette expédition avec de nombreux moyens technique puisque des ponts de bateau sont construit sur le pont T'Euxin.

                      1. Les préparatifs :

             Toutes les cités grecques n'ont pas fait allégeance aux perses en donnant "la terre et l'eau" et celles-ci se regroupent autour des deux grandes cités Sparte et Athènes. Sparte acquière le commandement et un plan est décidé : bloquer l'armée perse sur terre au défilé des Thermopyles et bloquer l'armée navale. Le roi Léonidas et ses 300 spartiates ainsi que des alliés Pelopponnésiens se sacrifient afin de retarder l'avance des Perses. Ceux-ci prennent l'acropole d'Athènes alors que les grecs sont divisés. Thémistocle siuggère alors un plan audacieux. puisqu'ils sont acculés il faudra se battre ou mourrir.

             ON estime du côté grec que 380 trières sont disponibles dont 200 à Athènes, 40 à Corinthe, 30 à Egine et 16 à Sparte soit environ 70 000 marins (rameurs compris) et 10 000 epathaï. Du côté perse malgré la tempête qui a sévit sur la flotte, on donne les chiffres entre 700 et 800 navires avec quelques 50 000 fantassins et 240 000 marins (probabilité que beaucoup d'entre eux soient mort et qu'il y ait eut une surenchère des grecs). Quoiqu'il en soit, les perses restent au minimum 2 fois plus nombreux que les grecs. On procède alors à la répartition des navires, à la distribution des équipages et aux affectations de chacun. Avant cet affrontement, il est de tradition d'opérer un sacrifice propitiatoire. Il faut s'attirer les bonnes grâces des dieux les plus appropriés à savoir Zeus polieus, Athèna Poliade, les protecteurs des cités mais aussi de Niké personnification de la victoire ainsi que de Poséidon, dieu de la mer.

Commentaires (1)

1. JE TE DI PA 20/01/2010

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